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Du bout des doigts, il happa le petit morceau de papier, roulé soigneusement, et le glissa dans sa manche, intimidé. Puis il se releva avec difficulté, en sueur, et avança d'un pas chancelant vers la fenêtre grillagée. Après quelques hésitations, seulement, il osa de nouveau sortir le billet de sa manche. Ses cils papillonnèrent, tandis que ses pupilles se dilataient pour trouver de la lumière. Dans un premier temps, il eut du mal à déchiffrer les caractères. Au bout de quelques temps ses réflexes lui revinrent, et avec une lenteur qui le surprit, il parvint à lire les lignes tracées d'une écriture fine et penchée.
« Monseigneur,
Un homme viendra vous chercher.
Vous le suivrez, une fois qu'il vous aura prouvé qu'il a une entière connaissance de ce billet.
Vous obéirez au moindre de ses ordres. Pour votre propre bien.»
De nouveau le jeune homme fut parcourut d'un long frisson. Ses yeux se fermèrent tandis qu'il se laissait glisser contre le mur froid.
[...]
Le valet fut convoqué, et questionné de long en large par un prince énervé. Prince qui, quand il vit qu'il n'en tirerait rien à part des monosyllabes, se retira rageusement dans ses appartements, claquant la porte. Il prit soin de brûler la lettre, cause de son trouble, de ses propres mains, puis, épuisé, il se laissa tomber dans son lit, s'enfonçant les oreillers. Le visage blême, le front en sueur et les le yeux s'agitant maladivement sous ses paupières closes, il se plongea dans des réflexions torturées.
Personne n'était supposé savoir. Personne à part lui et sa propre mère.
Et certainement pas un homme hors d'atteinte.
[...]
Le pas des chevaux se ralentit soulevant de la poussière épaisse, alors qu'ils passaient le pont, ralentissant. Le premier cavalier du groupe passa agilement sa jambe au dessus de la croupe de l'animal, et se laissa tomber contre son flanc, récupérant immédiatement les rênes. Il avança jusqu'à la première bâtisse et frappa à la porte, qui s'ouvrit instantanément sur un paysan au visage inquiet.
« Sainte-Margueurite. Dix lieues à l'est ? »
Le vieil homme dévisagea l'inconnu quelques secondes d'un regard vitreux, puis hocha la tête à contrec½ur. Celui-ci le remercia d'un signe de main laissant volontairement un rayon de soleil ricocher sur un anneau qu'il portait à la main droite. Les yeux du paysan s'écarquillèrent, et il balbutia quelques mots inintelligibles, inclinant la tête avec respect.
Le voyageur se contenta d'un regard qui reflétait parfaitement ses pensées en cet instant même, et fit demi tour, la tête haute.
[...]
Monseigneur. Autant ce titre semblait répondre à un de ses 'Pourquoi', autant il soulevait encore plus de questions dans son esprit troublé. Faisant les cents pas depuis plusieurs minutes, sa tête pesant lourd et tirant sur sa nuque, les mains moites, des interrogations toutes plus saugrenues les unes que les autres se présentaient à lui.
Quelqu'un tirerait donc profit de le voir en liberté. Quelqu'un qui connaitrai son identité. Cette idée le fit frémir. Alors, si tout se déroulait selon les plans de cet homme, il saurait enfin.
[...]
Installés autour d'une table, les trois voyageurs mettaient au point les derniers détails. Tout devait être orchestré à la perfection, à la seconde près. Sans la moindre marge d'erreur.
« Parfait.»
L'homme qui prit la parole était le premier inconnu de l'auberge, un dénommé Aramis¹. Sa voix clame arracha tout de suite les deux autres à leurs réflexions.
« Je monterais. Je dispose de la clef. Vous, messieurs, vous converserez avec le gouverneur. Après une vingtaine de minutes environ, vous quitterez ses appartement et vous irez au carrosse. Le plus rapidement possible. Une fois le arrivé, nous n'avons pas le droit à ne serait-ce qu'un instant de retard. »
Puis, ayant prit soin de les glacer d'un regard sombre et perçant, il ajouta.
« Messieurs, c'est nos vies que nous jouerons. »
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¹ Desolé j'ai pas pu m'en empêcher. J'adore le nom, le personnage, et le fait que Jeremy Irons l'ai joué dans l'adaptation arrange rien é-è.
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Wala. Suite, quand j'aurais fini de l'écrire et quand je saurais ce que vous en pensez =3.
> Je pars à Londres pendant une semaine sans connection, alors euh la suite euh...__''
> Euh. J'ai eu le temps de revenir de Londres, d'aller en cours et de repartir. J'ai toute ma vie, vous pressez surtout pas les gens. A un commentaire pour deux mois on en a pour euh, 26 mois. BIEN.
Jule > Kyaah MERCI ** ! C'est super gentil, qq'un de compréhensif x"3. La suite arrive dès que internet reviens, parce que la je gruge sur celui de ma mère. *se prépare à mourir*